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Interview

PsyCop Translator, Terry Milien

(en français)

Thank you so much to Terry Milien for chatting with me today about translating Among the Living, Thaw and Criss Cross!
 
1 What inspired you to try your hand at translation?
I might sound conceited, but that’s really not the case: I’m oh-so-aware I’m not the best out there and will probably never be, but my very first reason for wanting to be a translator was disappointment. I read a book, that I will not name, that I had read in English already, and the translation was such a bad piece of work, I still don’t know why I didn’t just throw it out the window. It was part of a series, for example, and things that had appeared in the earlier books had suddenly changed names in the French version. I swore I’d never do that, and to this day, I keep a spreadsheet for every new book or series I start, where I keep track of made-up words, names and such. And should I ever forget, a quick search will determine whether I’ve already translated a particular word or not.

My main reason today, though, is that it’s so gratifying to be able to share a book I loved with people that might not otherwise have read it because of the language barrier. I can literally bring it to them on a platter, and not just tell them “I wish you could read it, it’s wonderful.”
 
2 Are there any idiomatic English phrases you've picked up from translating that really "tickle your fancy"?
Idioms and sayings are probably my very own bogeyman. Especially considering most often than not they don’t use the same words or imagery in the French version. Sometimes, when one pops up and there’s a play on words about it just a few lines down, it’s really like acrobatics to keep a pun in there when you have to change the words of the idiom themselves. But I do like a challenge.

I’d say one that makes me laugh and sweat the most is probably all the “meat” euphemisms for cock. Laugh because, yeah, I get it, but sweat and cringe because we don’t have the same idea that penis is for lunch, most of our euphemisms revolve around hard sticks and rods, that kind of thing. Where the Americans like to eat meat, the French like to polish their wands.
 
3 I know that preserving the voice of the original author is important to you. How did you approach the prose in PsyCop to retain that original flavor?
It really is. I’ve always been afraid my voice would be too predominant in the end result, especially since I dabble in writing too. Approaching PsyCop was really easy, in hindsight, probably because it’s written in first person, so everything is filtered through Vic’s own mind, even the other characters; and it makes everything just a bit easier when the character is a bit like you, insecure, sarcastic. Vic is a blast to work with. Oh, and he’s old-fashioned, which means here and there I can still use older words that younger people today might not even have ever heard, which I find absolutely delightful.

Some (most?) mainstream French translators would tell you their work is to make everything seem French originally, like there was never an original, different version to begin with. I disagree. Always have. You can’t just translate a whole culture, especially not when those people might not even think like you, especially when the whole point of reading is to discover new horizons. So my “secret” if ever there was one, is that I really just follow the words. They were written in a very specific way for a very good reason, and I was entrusted to pass their message to a broader audience who doesn’t understand the original. Who am I to change those words? I can spend hours on different dictionary/encyclopedia websites just trying to ascertain that I really can’t translate a word in this or that fashion.
 
4 Where can readers find you?
You can try my website, where I gather all the info on my translations: http://terrymilien.weebly.com/
Or my translation Page on Facebook: https://www.facebook.com/pages/Terry-Milien-Traductions/168434413349241
Or Twitter: https://twitter.com/TerryMilien


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1 Qu’est-ce qui t’a incite à te lancer dans la traduction ?
Je risque de paraître vaniteux, mais ce n’est vraiment pas le cas : je suis bien conscient de ne pas être le meilleur et que je ne le serai probablement jamais, mais la toute première raison qui m’a donné envie d’être traducteur a été la déception. Je lisais un livre, dont je ne donnerai pas le titre, que j’avais déjà lu en anglais, et la traduction était si mauvaise que je ne sais toujours pas pourquoi je ne l’ai tout bonnement pas jeté par la fenêtre. Il faisait partie d’une série, par exemple, et des choses qui étaient apparues dans des tomes précédents avaient soudain changé de nom dans la version française. Je me suis juré de ne jamais faire ça, et encore à ce jour, je crée une nouvelle feuille Excel pour chaque nouveau livre ou chaque nouvelle série que je commence, sur laquelle je note tous les mots inventés, les noms, etc. Et si j’oublie un jour quelque chose, une recherche rapide m’aidera à déterminer si oui ou non j’ai déjà traduit tel ou tel terme.

Cependant, ma raison principale, désormais, c’est qu’il est très satisfaisant de pouvoir partager un livre que j’ai adoré avec des personnes qui n’auraient autrement pas pu le lire, à cause de la barrière linguistique. Je peux littéralement le leur apporter sur un plateau, et pas seulement leur dire « j’aurais voulu que vous le lisiez, il est génial. Â»
 
2 Y a-t-il des expressions idiomatiques anglaises que tu as pu relever dans ton travail et qui t’ont vraiment stimulé ?
Les idiomes et les dictons sont sans doute mon croque-mitaine personnel. Surtout quand on pense que la plupart du temps, elles n’utilisent pas les mêmes mots ni les mêmes images dans la version française. Parfois, lorsqu’il y en a une, suivie quelques lignes plus bas par un jeu de mots qui s’y rapporte, c’est un véritable travail d’acrobate de garder le calembour quand il faut changer les termes de l’idiome en lui-même. Mais j’aime bien relever les défis.

Je dirais que ceux qui doivent me fait rire et suer le plus sont tous les euphémismes de « viande Â» qui se rapportent au sexe masculin. Rire parce que je les comprends, mais suer et grimacer parce nous n’avons pas la même idée du pénis bon pour le déjeuner ; la plupart de nos euphémismes tournent autour des triques et des tiges, ce genre de choses. Là où les Américains aiment manger de la viande, le Français aime s’astiquer le manche.
 
3 Je sais que préserver la voix de l’auteur original est important pour toi. Comment as-tu abordé la prose de PsyCop pour garder cette saveur originale ?
C’est bien vrai. J’ai toujours eu peur que ma propre voix puisse devenir trop présente dans le résultat final, surtout comme je tâte moi aussi un peu à l’écriture. Aborder PsyCop a été très facile, avec le recul, probablement parce que c’est écrit à la première personne. Tout est filtré par l’esprit de Vic, même les autres personnages, ce qui rend la tâche un peu plus simple quand le personnage est un peu comme soi, peu sûr de lui, sarcastique. C’est un vrai bonheur de travailler avec Vic. Oh, et il est vieux-jeu, ce qui me permet de temps en temps d’utiliser un mot un peu désuet que les jeunes d’aujourd’hui n’ont peut-être même jamais entendu, ce qui est absolument merveilleux.

Certains (la plupart ?) des traducteurs français « grand public Â» vous diraient que leur travail est de faire en sorte que tout ait l’air d’être d’origine française, comme s’il n’y avait pas de version originale et différente en amont. Je ne suis pas d’accord. Ne l’ai jamais été. On ne peut pas traduire une culture toute entière, surtout pas quand ces personnes ne pensent peut-être même pas comme nous, et surtout quand le but principal de la lecture est de découvrir de nouveaux horizons. Alors mon « secret Â», si secret il devait jamais y avoir, c’est que je suis les mots, tout simplement. Ils ont été écrits d’une manière très précise, pour une très bonne raison, et on me fait confiance pour passer leur message à une audience plus large qui ne comprend pas l’original. Qui suis-je pour me permettre de change ces mots ? Il m’arrive de passer des heures sur différents sites de dictionnaires/encyclopédies dans le seul but de m’assurer qu’il n’y a réellement pas moyen de traduire un mot de telle ou telle façon.
 
4 Où les lecteurs peuvent-ils te trouver ?
Vous pouvez essayer mon siteweb, où je rassemble toutes les infos sur mes traductions : http://terrymilien.weebly.com/
Ou ma Page de traductions sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Terry-Milien-Traductions/168434413349241

Ou sur Twitter: https://twitter.com/TerryMilien 
 

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