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Ces Français qui peuvent encore sauver Macron
Il faut chercher pour les trouver. Il faut aussi avoir de l'imagination. Pourquoi vouloir sauver Emmanuel Macron, dont les quatre prochaines années présidentielles, jusqu'en mai 2027, s'annoncent fort compliquées? Le mot «sauveur» doit d'ailleurs être nuancé. Comme le confirme sa conversation avec les lecteurs du quotidien «Le Parisien» publiée ce lundi, un an après sa réélection du 24 avril 2022, le président français continue avant tout de voir en lui son meilleur allié, et son sauveur le plus sûr. Le programme est donc annoncé: comme au lendemain de la crise des Gilets jaunes, «Super Macron» estime qu'il a encore les moyens de convaincre. Et que dans le débat avec ses compatriotes, sa ténacité et sa capacité à répondre à (presque) tout fera la différence.
Eh bien non. Désolé, Monsieur le président! Comme Boris Vian, je me permets de vous faire une lettre, cette fois pour éviter les désertions. Vous ne réussirez pas tout seul. La preuve est faite, depuis 2017, qu'une grande partie de vos problèmes vient de votre isolement, de votre personnalité, de votre volonté de réformer la France contre la volonté d'une bonne partie de la population. Il vous faut donc des alliés. Alors qui? Républick lance les pronostics.
Allié N°1: Gérard Larcher, ce président du Sénat qui vous ressemble si peu. À droite. Homme de réseaux. Conservateur madré. Sa carte? Il peut coaliser en vous laissant votre domaine réservé diplomatique. Il peut être votre Raymond Barre. Ou votre Pompidou.
Allié N°2: Laurent Berger. Là, il y aura du boulot. Le leader du syndicat CFDT, bientôt sur le départ, vous a pris en grippe. Logique. Vous l'avez giflé, re-giflé, répudié. Mais pourquoi pas, sur l'autel de l'unité française, une cérémonie de réconciliation. Allez...
Alliés N°3: Les Français. Respectez-les et, surtout, écoutez-les. Arrêtez de leur signer de (petits) chèques, comme s'ils n'étaient que des quémandeurs. Arrêtez de leur répéter «Non, rien de rien, je ne regrette rien!». Humilité à tous les étages. Un référendum sur la fin de vie? Pourquoi pas! La promesse de laisser travailler votre gouvernement sans interférer sans cesse? Ce serait déjà énorme. Puis un retour aux urnes après une dissolution de l'Assemblée, en 2025? Arrêtez de défier les «gaulois réfractaires». Redonnez-leur confiance. Et pas seulement en leur promettant, cravache des 64 ans en main, de les remettre d'urgence au boulot.
Trois alliés. Trois défis. Avec à chaque fois la même obligation: acceptez d'être sauvé au lieu d'allumer le feu!
Parce que la France va mieux que l'Élysée.
Et parce que l'Élysée, ce n'est pas la France!
Bonne lecture, et pour empêcher le ciel de tomber, n'oubliez pas de rigoler!
À lire: Ils peuvent encore sauver Emmanuel Macron (et sa présidence)
(Et pour débattre: richard.werly@ringier.ch)
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Aidez-moi à faire connaître Républick!
Un an après la réélection d'Emmanuel Macron, la France va bien! Vous rigolez vous aussi ? Et pourtant... Qui d’autre, à part Républick, pour le proclamer et promettre d’en parler aussi? Rassurez-vous, je ne suis pas aveugle. Vous connaissez d’ailleurs ma promesse: animer le débat sur l’actualité française vue de l’étranger. Mettre des mots sur les maux de l’Hexagone, mais aussi sur les formidables qualités de ce pays à la fois si proche et si loin de ses voisins européens, à commencer par la Suisse.
Correspondant à Paris après-guerre de la prestigieuse «NZZ», Herbert Lüthy disait que la France vit «à l’heure de son clocher». Essayons juste, avec Républick, de ne pas nous tromper d’heure! D’accord? Dans ce cas, aidez-moi: transférer cet email et incitez vos amis à s’abonner.
C’est gratuit. Et c’est qualité suisse (du moins, on l’espère!)
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24 AVRIL 2022, LA RÉÉLECTION GÂCHÉE
Emmanuel Macron a, ce jour-là, réussi l'impossible. Nicolas Sarkozy et François Hollande en rêvaient. Le président français l'a fait. Puis tout a dérapé. Voici pourquoi.
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DETTE PUBLIQUE, L'HEURE DU RISQUE
C'est le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, qui l'a dit. Lors de la présentation du programme de stabilité demandé par Bruxelles, il a sonné l'alarme sur la dette. Inquiétant.
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LES BRAS D'HONNEUR? DANGER!
Pierre Matthiot dirige l'Institut d'études politiques de Lille. Au sein de son école, la haine anti-Macron s'est installée. Comment ramener le calme et le dialogue en France?
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JOE BIDEN 2024, UN DÉFI EUROPÉEN
Va-t-il déclarer sa candidature à un second mandat présidentiel ce mardi 25 avril? Dans tous les cas, Joe Biden semble décidé à repartir à l'assaut des urnes. Europeans, be ready!
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Darius Rochebin, le présentateur qui fait trembler Pékin
Darius Rochebin face à Pékin: 1-0. Sur le terrain du journalisme diplomatique, le présentateur de la chaîne d’information LCI vient de remporter une belle victoire. Pressé, vendredi 21 avril, par ses questions sur le passé maoïste de la Chine populaire et sur la Crimée occupée par Moscou, l’ambassadeur chinois en France Lu Shaye a dérapé en version XXL. Pas étonnant de sa part, car ce diplomate en poste à Paris est connu pour être un «loup combattant», c’est-à-dire un ultranationaliste qui défend sans scrupules la dictature mise en place par le président Xi Jinping, réélu pour un troisième mandat en mars par le congrès du Parti communiste chinois.
Le choix télévisuel de la guerre en Ukraine
L’intervention qui a tout fait déraper est celle consacrée à l'éclatement de l'ex-URSS et à ses conséquences. Interrogé sur la Crimée illégalement occupée par la Russie depuis 2014, le diplomate a élargi aux autres ex-Républiques soviétiques. Mais le fait que Lu Shaye se soit retrouvé le dos au mur face aux interrogations de l’ex-présentateur vedette de la RTS n’est pas une surprise. Depuis le début du conflit en Ukraine, la chaîne LCI, du groupe TF1, s’est spécialisée dans la couverture de cette guerre et y consacre une grande part de ses émissions. Darius Rochebin, aux commandes des soirées du week-end, a lui-même plusieurs fois fait le déplacement à Kiev, et il a aussi interrogé en août 2022 l’ancien président russe Dmitri Medvedev, l’un des partisans de la lutte à outrance pour ramener Kiev dans le giron de Moscou. Pour l’ambassadeur chinois, habitué à utiliser son compte Twitter pour assaillir les opposants au régime chinois, se rendre sur LCI revenait donc à jouer, en quelque sorte, dans la cour des grands.
A lire: L'ambassadeur de Chine en France a déraillé en direct avec Darius Rochebin
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SUR PUBLIC SENAT, LES RICHES
Pourquoi la richesse en France est-elle toujours perçue avec suspicion? «Sens Public» ouvre le débat sous la conduite de Thomas Hughes. Blick était aux côtés de l'historien Fabrice d'Almeida.
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SUR FRANCE 24, LES CASSEROLES
Blick était sur le plateau de «The World this week», le débat d'actualité hebdomadaire en anglais mené par François Picard. Tour d'horizon anglophone.
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SUR TV5, L'ÉLYSÉE
Logique que le «Grand Angle politique» de TV5Monde aborde la relance possible, ou non, du quinquennat d'Emmanuel Macron. Merci à Estelle Martin d'avoir convié Blick.
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MACRON-POUTINE: COURAGE OU NAÏVETÉ?
J’ai refermé «Macron-Poutine, les liaisons dangereuses» (Ed. de l’Observatoire) sans avoir la réponse à la seule question qui compte face à une guerre en Ukraine menaçante pour l’Europe. Emmanuel Macron a-t-il été naïf face à Vladimir Poutine? A-t-il été mal conseillé? Ou a-t-il payé le prix de son courage obstiné, face à un dictateur résolu à démolir l’Union européenne, dont il exècre les valeurs de très longue date?
Le président français croit toujours à son charme
L’essai d’Isabelle Lasserre apporte des réponses aux deux premières interrogations. Dans cet ouvrage très documenté, dont les sources sont, pour l’essentiel, françaises, la correspondante diplomatique du «Figaro» accrédite la thèse d’une naïveté alimentée par l’histoire et le narratif «classique»: à savoir que la France aime les Empires, et que Paris s’est, au fond, toujours laissé berner par Moscou. Soit. Ces deux thèses trouvent des réponses étayées. Emmanuel Macron est un jeune président. Il croit à son charme et à sa capacité de conviction. Il est obsédé par l’idée de maintenir une puissance française «d’équilibres», même si son pays n’en a plus les moyens, ni même, peut-être, l’envie.
On sait aussi que Macron n’a de cesse, depuis sa première élection en 2017, de se différencier de son prédécesseur, François Hollande, dont l’ouvrage réhabilite l’action. Ce dernier était présumé «mou». Son successeur et ancien collaborateur veut laisser dans l’histoire une autre trace. Comment ne pas succomber, dès lors, à la folle ambition d’être le seul à pouvoir ramener l’ancien officier du KGB Poutine à la raison de la paix et du respect de l’intégrité territoriale de ses voisins, qu’il considère comme des vassaux?
Maîtrise parfaite du dossier «Macron»
Je me suis néanmoins interrogé au fil des pages. Isabelle Lasserre maîtrise parfaitement son dossier «Macron». Elle connaît l’homme, qui l’a reçue pour ce livre. Elle fréquente ses conseillers diplomatiques. Elle sait qui est autour du téléphone lorsque le locataire de l’Élysée s’efforce de convaincre son homologue russe.
Mais elle oublie, ce faisant, la troisième option: et si Macron, au fond, avait été le plus courageux de tous? Le seul à se mettre en danger, politiquement, pour essayer de sauver la paix. Le seul à admettre, sans l’avouer, que l’Ukraine n’aura pas d’autre choix que de négocier. «Les réalistes n’étaient en fait que de faux réalistes, écrit l’auteure. C’était le cas bien avant la guerre, ceux qui revendiquent la modération face à Poutine se disaient réalistes. Et depuis le 24 février 2022, ils renvoient dos à dos l’Ukraine et la Russie…»
À lire: La chronique «Le livre à ne pas rater»
«Macron-Poutine, les liaisons dangereuses»
Isabelle Lasserre (Ed. de l'Observatoire)
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